.

.

# Posté le lundi 23 juin 2008 13:20

Moi j'étais la fille de l'air, Toi tu étais la fille de joie Demoiselle qui savait y faire Je ne t'aime pas
Je te vomis et j'en suis fière

Toi, la chienne à six pieds sous terre T'as beau gémir, je ne t'aime pas

Dans le palais des filles de l'air On refuse toutes les filles comme toi
Les jolies choses, faudra t'y faire Dans ta tombe, elles n'existent pas

Ces jolies choses des filles sans voix Quand on y touche on brûle ses doigts Elles sont sur toi et t'en rêves Elles sont devant moi et j'en crève Dis moi est-ce que c'est mieux en bas ? En bas j'ai retrouvé le père En bas j'ai retrouvé la mère On est tous rongés par les vers

Je ne t'aime pas T'as réussi et t'en es fière Enfin t'as l'occasion de te taire
Tu peux partir, je ne t'aime pas

Les jolies choses nous on les danse Et nos jours gris valent bien tes transes Ces jolies choses des filles de joie Quand on y touche on brûle ses doigts Elles sont sur moi et j'en rêve Elles sont devant toi et t'en crêves

Mais toi, c'est moi
Leur jolies choses c'était nous deux Tout ce qu'on a fait c'était pour eux Alors les monstres qu'on les crève Sous leur merde il y avait nos rêves Je mettrai de l'or dans nos yeux Pour qu'on ait plus jamais peur d'eux Leur jolies choses c'est la mort Maintenant Lucie dors


# Posté le jeudi 03 avril 2008 14:08

Modifié le dimanche 04 mai 2008 15:13

J'aime porter des chemises roses afin de symboliser le fait que je ne suis rien qu'une simple feuille de papier toilette, vouée à torcher l'anus du monde jusqu'à l'instant où, recouvert de trop de merde, je ne finisse par craquer. Comme chaque être humain mon existence ne trouve sa réelle justification que dans cette mission de constant nettoyage. J'essuie, non, j'éponge la merde de plein de gens pendant qu'eux-mêmes font pareil avec la mienne et finissent par craquer. "A 24 ans j'estime que je suis trop jeune pour dormir dans les trains". C'est bien, moi j'estime qu'on ne peut pas prendre les gens pour des cons en mendiant les pieds insérés dans des baskets onéreuses. Contre mon corps se colle une matière spongieuse. Cette homme a le ventre flasque, il sue, des poils lui sortent du nez. J'aimerais vous parler de vos odeurs: "gardez les". Le métro n'est qu'un ramassis de fange. Ce ne sont pas les bons porcs qui brûlent si tu mets le feu à la grange. Leur esprit, tous convertis, ils prient sans même le savoir le Dieu Consommation, assis avec une bière dans le canapé de leur salon. Des millions d'écrans prêchent, remplissent leur boites crâniennes d'images. Pourquoi devrais-je regarder la télé, est-ce qu'elle me regarde, elle? La vie n'est pas belle, sous son fond de teint il y a des cicatrices, ses jambes ont des varices et je suis sur que son vagin accueillera ton pénis, comme il accueille déjà des centaines de MST différentes. Désespéré, à chaque fois qu'une femme enfante, je réalise qu'en fait, je n'aime pas beaucoup les gens.Baiser baiser baiser baiser, baise les gens.Ha non ! Ce n'est pas parce que tu rappes et que moi aussi que je vais être obligé de parler avec toi. Tu es déçu, peut être espérais-tu que nous deviendrions amis, que nous courrions tous les deux dans une prairie avant de nous rouler dans l'herbe tous les deux au ralenti. Avec une pâquerette dans la bouche tu m'aurai trouvé sexy. En fait je crois que tu espérais juste qu'on traîne tous les deux à Châtelet en teasan des déspé tout en parlant d'un jean Maurice Malone, comparable à un autre jean Maurice Malone, lui même comparable à un autre jean Maurice Malone puisqu'il n'y a que ça dans les boutiques et non, je ne suis pas quelqu'un de très sympathique et comme Kool Keith j'ai envie de te dire : leave me alone, afin que tu comprennes que je maîtrise aussi bien la haine envers chaque représentant de l'espèce humaine que la langue de Shakespeare, qui n'est autre que l'anglais. Tu avais compris, finalement tu n'est pas si bête. Au fait j'ai écouté ce que tu fais: c'est nul. Allez viens, on ne fait pas de morceau ensemble et je n'apparais pas sur ta tape. Dans le rap je n'aime que les gens qui disent que le Klub des Loosers ce n'est même pas du rap parce que eux me laissent tranquille. Je dédicace ces rimes avec amour, pour tous les MC que j'ai croisés et ceux que je croiserai un jour j'ai ce message : ne me parlez pas.Et dire qu'avant j'avais été quelqu'un de gentil, c'est fini. Baise les gens. Une manière très personnelle d'affirmer ma croyance profonde en la misanthropie. Les bribes de leur vie pathétique qu'ils hurlent au travers de leur téléphone portable me donnent envie de me trancher la jugulaire en criant. Buvez mon sang, il est contaminé. Ils me sortent tous par les yeux, ce qui me change des larmes. Malheureusement je n'ai pas encore trouvé le bon mouchoir pour les essuyer. Je suis moi même, la feuille de papier toilette la plus rugueuse qui n'ait jamais existé.

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:55

Modifié le vendredi 02 mai 2008 16:40

.
La vie, être amoureuse, la fatigue, la mort, la maladie, les brocolis, être heureuse, le suicide, dormir sur un trottoir, vomir entre mes cuisses, parler à tout le monde, les coups de pute, être une langue de pute, détester, l'amitié, la haine, la peur, les coups d'un soir, les longues relations, faire la cuisine, la vie, la politique, la drogue, l'alcool, de toutes les sortes, marcher seule la nuit, me faire inviter par des inconnus, les nouvelles amitiés, celles qui naissent d'un regard, l'amour, celui qui nait d'un regard, la spontanéité, les coups de tête, les accidents, les coups dur, la vie, les médocs, me tester, l'épilation, les sushis, la vie à deux, les pleurs, le squatte dans la rue, la honte, la folie, la vraie, celle qui ne se soigne jamais, faire du mal, vivre ma vie, la mienne, en ne pensant qu'a moi, l'égoisme, changer du tout au tout, ne pas être moi, les fous rires, les danses ringardes, le grand bazar, avoir mon bac, mon permis, faire des choses hors du commun, les mangas, les voyages ... Lui ...

.

# Posté le lundi 10 mars 2008 14:49

Modifié le dimanche 04 mai 2008 15:17

Tu touches le ciel ?

Tu touches le ciel ?
.



















Je rangeai tranquillement, un brin de ménage. Je retombe sur des souvenirs, ce cadeau, des photos, des mots.
Je prépare ma vie future et je relis tout ça en me disant que ce que je m'apprête à vivre, tu ne le vivras jamais. C'est dur, pourquoi le mériterai-je plus que toi ? Pourquoi toi ? Notre "rayon de soleil". Plus le temps passe et plus ton absence, plus le manque devienne pesant. Le tout s'ajoutant à la peur de t'oublier, toi, notre princesse du ciel. Tout ça parce que tu es partie trop vite, trop jeune, la peur toujours, de tout effacer de notre passé pour construire l'avenir. J'aimerais pouvoir penser à toi sereinement mais plus de deux ans après c'est toujours l'incompréhension, le coeur qui se noue. Tu me manques Princesse, tu nous manque, un peu plus chaque jour.

[ Musique : To the dancer on the ice - Emilie Simon ]

# Posté le samedi 19 janvier 2008 11:48

Modifié le dimanche 04 mai 2008 15:13